Que nous réserve le marché canadien de l’habitation?
Comme le marché canadien de l’habitation continue de se développer à une bonne cadence, nous avons demandé à Pascal Gauthier des Services économiques TD de nous livrer ses commentaires sur la reprise immobilière et sur ce que nous réserve l’avenir. Pourquoi le marché canadien de l’habitation continue-t-il d’afficher une aussi bonne tenue par rapport au marché américain?Pour deux grandes raisons. D’abord, en ce qui concerne l’aspect cyclique, la récession ici n’a pas été aussi marquée qu’aux États-Unis. Notre économie nationale n’a pas été aussi meurtrie que l’économie américaine. Puis, notre système financier est structurellement plus robuste. Les pratiques en matière de crédit hypothécaire étant plus sûres au Canada, nous avons pu éviter le cercle vicieux qu’ont connu les États-Unis – où le prix des maisons a reculé, des propriétaires n’ont pu refinancer leur hypothèque et des saisies ont eu lieu, ce qui a entraîné une autre baisse des prix. Le marché canadien est-il surévalué?Sous l’angle de l’abordabilité, la plupart des estimations montrent que les maisons canadiennes sont légèrement surévaluées par rapport à la croissance des revenus que nous connaissons depuis cinq ou sept ans. Mais cette surévaluation ne justifie pas une correction majeure. Cela dit, dans certaines régions du pays, comme l’Ouest canadien, la capacité financière pose davantage problème. Lorsque les taux d’intérêt commencent à monter, que se passe-t-il avec les ventes de maisons?La hausse des taux d’intérêt se traduira par des versements hypothécaires plus élevés, ce qui freinera les ventes. Mais les taux grimperont dans un contexte qui reflètera une économie plus robuste – c’est-à-dire que les revenus commenceront à s’accroître et que le chômage se mettra à reculer. Ces facteurs devraient continuer à favoriser l’immobilier même si les taux d’intérêt remontent plus tard cette année. Comment les propriétaires doivent-ils se préparer à une hausse des taux?C’est le moment idéal de mettre l’accent sur l’épargne et de constituer une réserve en prévision de cette hausse. Les Canadiens doivent-ils considérer la valeur de leur maison comme un élément important de leur programme financier global?La plus-value du capital ne devrait pas constituer une priorité dans le choix d’une maison. La situation géographique, l’environnement, le trajet entre la maison et le travail, la proximité des écoles et d’autres facteurs doivent motiver votre décision. Si par surcroît vous obtenez une bonne plus-value du capital, tant mieux. Toutefois, votre maison fait partie intégrante de votre actif. Et l’habitation s’est avérée un élément solide d’un portefeuille diversifié. Entre le point culminant et le creux du marché, les maisons canadiennes ont perdu environ 10 % de leur valeur avant la reprise, alors que les marchés boursiers mondiaux ont dégringolé de 40 % à 50 %. C’est donc dire que la robustesse du marché immobilier a soutenu la confiance des consommateurs. À long terme, il serait raisonnable de présumer que les prix des maisons augmenteront en termes réels. Toutefois, les gains à deux chiffres à long terme ne peuvent durer.
* Marque de commerce de La Banque Toronto-Dominion, utilisée sous licence. Les données du présent bulletin sont à jour au 15 mars 2010. Les renseignements contenus dans le présent document ont été fournis par Courtage à escompte TD Waterhouse et ne servent qu’à des fins d’information. Les renseignements proviennent de sources jugées fiables. Lorsque de tels renseignements sont fondés en partie ou en totalité sur des renseignements provenant de tiers, leur exactitude et leur exhaustivité ne sont pas garanties. Les graphiques et les tableaux sont présentés uniquement à titre d’illustration; ils ne reflètent pas la valeur future ou le rendement futur d’un placement. Ces renseignements n’ont pas pour but de fournir des conseils financiers, juridiques, fiscaux ou de placement. Les stratégies de placement ou de négociation devraient être étudiées en fonction des objectifs et de la tolérance au risque de chacun. Courtage à escompte TD Waterhouse, La Banque Toronto-Dominion et les membres de son groupe et ses entités liées ne sont pas responsables des erreurs ou omissions dans les renseignements ni des pertes ou dommages subis. Tous les produits et services de tiers mentionnés ou annoncés dans le présent bulletin sont fournis par la société ou l’organisme dont il est fait mention. Bien que ces produits et services puissent s’avérer des outils précieux pour l’investisseur autonome, TD Waterhouse ne recommande aucun de ces produits et services en particulier. Ce n’est que par souci de commodité pour ses clients que TD Waterhouse met à leur disposition les produits et services de sources externes mentionnés. TD Waterhouse ne sera tenue responsable d’aucune réclamation ou perte et d’aucun dommage découlant de quelque façon que ce soit de leur utilisation. Courtage à escompte TD Waterhouse est une division de TD Waterhouse Canada Inc., une filiale de La Banque Toronto-Dominion. TD Waterhouse Canada Inc. – membre du FCPE. | |||
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